Du 2 au 3 juin 2009, le Mécanisme Indépendant d’Inspection (MII/IRM) a tenu à l’hôtel NOVOTEL de Dakar un atelier d’information et de consultation des OSC sur son rôle, son fonctionnement et sur les politiques et procédures de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Ouverture de l’atelier par le RRR de la BAD

Ouverture de l’atelier par le RR de la BAD

Une vingtaine d’Organisations de la Société Civile venant de 7 pays dont le Mali, le Sénégal la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Gambie, la Mauritanie et le Cap Vert ont répondu à l’invitation du MII à l’atelier de Dakar qui a été présidé par le Représentant Résident Régional de la Banque à Dakar M. Mohamed H’Midouche.

La BAD est en effet dans de bonnes dispositions en ce qui concerne la Bonne Gouvernance, comme en témoigne les propos du Représentant Résident Régional lors de son allocution : « La BAD, c’est votre Banque, c’est la Banque des Populations Africaines ».

Photo de famille de l’atelier de Dakar

Photo de famille de l’atelier de Dakar

Pour rappel, le MII/IRM a été instauré le 30 juin 2004 par le Conseil d’Administration de la BAD, donc avec la bénédiction des Etats membres ; c’est dire que ces derniers sont parties prenantes dans ce processus de responsabilité et de contrôle citoyen des activités de la BAD qui doivent désormais s’inscrire dans les 3 dimensions du Développement Durable : l’équilibre entre l’atteinte des objectifs Economiques, Sociales et Environnementaux.

Ce mécanisme s’apparente bien à ceux d’autres Institutions Financières comme la Banque Mondiale et le FMI qui ont mis en place des outils comme le Panel d’Inspection Indépendant et le Comité de Médiation CAO. Ces derniers étaient également invités à Dakar pour présenter et partager leurs expériences avec les participants.

Si quelques ONG présentes à cet atelier bien au fait des questions de Gouvernance des Institutions Financières en général et de la BAD en particulier ont émis des critiques en termes de déficit de communication et de timidité du partenariat entre la BAD et les OSC, la plupart des ONG se sont réjouies de la rencontre qui les a permis de mieux comprendre et de pouvoir s’engager avec le MII sur le monitoring des projets financés par la Banque dans leurs pays respectifs. Cependant, tous les participants sont d’accords que le MII est un outil extrêmement important qui doit être utilisé en cas de besoin pour interpeller les administrateurs de la Banque sur les impacts des projets qu’ils financent.

Explications du Coordonnateur du projet

Explications du Coordonnateur du projet

Explications du Coordonnateur de Enda Ecopop

Explications du Coordonnateur de Enda Ecopop

Durant le 2nd jour de la consultation, un avant goût leurs a été donné lors de la visite de terrain consacrée à un projet de la Banque au Sénégal : Il s’agit de la 2ème phase Autoroute à péage – Dakar – Diamniadio.

En effet, les participants ont eu droit à une présentation du projet et la prise en charge de ses impacts sur l’Environnement et les populations affectées (PAP) par le Maître d’Ouvrage (APIX).

En outre, compte tenu de l’absence des PAP, les participants ont partagé l’expérience l’ONG Enda Ecopop qui avait été mandatée par l’APIX pour identifier et accompagner ces derniers jusqu’à la phase d’indemnisation.

A la fin de la rencontre, les OSC ont formulé des recommandations dans le sens du renforcement du partenariat avec le MII et la dissémination de l’information à l’intérieur de leurs Etats et dans la communauté des ONG qui peuvent jouer un très grand rôle dans cette perspective.

Aly Sagne