Source: http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=20751:audits-environnementaux-fonds-de-rehabilitation-des-obligations-non-respectees-par-les-entreprises-minieres&catid=140:actualites

 

Thursday, 04 October 2012 11:09

Written by Ama

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Outre l’étude d’impacts environnementaux, les sociétés minières sont tenues de mener, de façon périodique, des audits environnementaux et de restaurer le site de la mine. Malheureusement, peu de sociétés se conforment aux législations en vigueur dans leur pays d’intervention.
La protection de l’environnement n’est pas la première préoccupation des industries minières. Peu d’entre elles se conforment aux codes ou aux législations en vigueur dans les pays où elles interviennent. « Il y a une tendance des sociétés environnementales à ne pas s’acquitter de leurs obligations environnementales, parce qu’elles estiment qu’elles paient beaucoup en termes de fiscalité », a soutenu le Pr. Amidou Garane. Pourtant, les textes sont, pour la plupart, clairs. « Un document de la Cedeao impose aux sociétés minières de faire des audits environnementaux. Il faut des audits de façon périodique », a rappelé le Pr. Garane. La décontamination des sols, la restauration des formations végétales figurent dans le cahier de charges des industries.
Outre la réalisation d’études d’impacts environnementaux dans l’espace de la Cedeao, la société a l’obligation, après exploitation, de restaurer la mine. Par conséquent, chaque société minière est tenue de verser dans un compte une compensation financière pour la restauration du milieu dégradé. « La Cedeao oblige les sociétés à épargner pour le Fonds de restauration. Mais, aujourd’hui, nous ne pouvons pas affirmer que les sociétés ont commencé à verser cette somme. Ce versement est une réponse au départ précipité des sociétés à la fin de leurs activités », a noté le Pr. Amidou Garane. Du reste, selon lui, la mise en œuvre de la législation souffre de la faiblesse des institutions, du déficit des ressources humaines et matérielles. Par contre, la panoplie des textes ne constitue pas une entrave à l’application des textes.
En tout état de cause, le Global Water Parthership Afrique de l’Ouest (Gwp-Ao) s’est engagé sur la voie de la préservation des ressources naturelles dans leur diversité. « Le Gwp Afrique de l’ouest, depuis sa mise en place dans la région, en 1999, n’a cessé de se battre auprès des Etats pour une gestion intégrée des ressources naturelles, à commencer par l’eau. L’environnement comprenant l’eau comme un élément essentiel, il va de soi que la problématique de sa protection et de son développement fasse partie de nos préoccupations premières », a soutenu le président de Gwp-Ao, Hama Arba Diallo.

100.000 arbres à abattre au nord du Burkina Faso pour une plate-forme d’exploitation minière
Le secteur minier est en plein essor au Burkina Faso. En 2011, selon le chargé de la communication d’Iamgolg, Mohamed Ag Ibrahim, les six sociétés minières ont versé à l’Etat une enveloppe globale de 127 milliards de FCfa.  Toutefois, l’expansion des mines porte un sacré coup aux efforts de conservation. Une étude environnementale prévoit l’abattage d’au moins 100.000 arbres dans la région du Sahel du Burkina Faso pour l’installation complète d’une plate-forme d’exploitation minière. « Une étude environnementale prévoit l’abattage de 100.000 arbres dans la région du Sahel. Mais cet abattage sera compensé par 100.000 autres arbres », a révélé le coordonnateur par intérim du département environnement d’Essakane, Frédéric Somé.

De notre envoyé spécial Idrissa SANE