SUdQuotidien, Par Malick Ndaw, 9 Novembre 2012: http://fr.allafrica.com/stories/201211130834.html

Dans un contexte minier marqué au Sénégal par l’option de l’Etat de revenir sur les conventions minières, les Senior mining comme Mineral deposits Limited (Mdl) représentée par la société de droit sénégalais, Grande Côte Opérations (Gco) qui est en phase d’exploitation du Zircon dans la région de Thiès, ne jurent que par le code minier en vigueur qu’elle juge «très attractif et avantageux».

Il ne pouvait y avoir meilleure occasion que la deuxième édition du Salon international des mines (Sim 2012) pour la compagnie australienne Mineral Deposits Limited (MDL) qui opère au Sénégal, pour annoncer le démarrage actuel de la construction de la mine, de l’usine de traitement du minerai de zircon (près de 80 000 tonnes par an) et de l’ilménite (près de 600 000 tonnes par an) là-bas dans la région de Thiès, sur un système de dunes mobiles côtières allant de Nord Kayar à Potou.

Dans la même veine, il s’agira aussi de réaliser les infrastructures portuaires et ferroviaires indispensables à la rentabilité de ce projet d’un montant d’investissement total de près de 550 Millions Dollars US soit plus de 290 Milliards FCfa.

En somme, Sept ans après s’être vu octroyée en septembre 2004 une convention d’exploration sur un périmètre de près de 106 km de long dans la région de Thiès, Grande Cote Operations SA (GCO), société de droit sénégalais (qui confère une participation de 10% à l’Etat sénégalais) et qui est contrôlée à 90% par MDL, entre en phase d’exploitation.

Grande Cote Operations (GCO) a pu bénéficier de l’appui financier et industriel de ses actionnaires regroupés au sein de l’entité Tizir Limited, une joint-venture détenue à 50 % par ERAMET Titanium & Iron (dans laquelle la France détient 27%) et à 50 % par MDL et qui, apporte son expertise logistique en matière d’infrastructures portuaires, ferroviaires et de traitement des minéraux et métaux.

Parallèlement à cette phase de construction qui durera jusqu’à la fin 2013, les opérateurs parlent de milliers d’emplois à créer dans le cadre d’une « politique avant-gardiste » de développement de l’emploi régional à travers l’instauration de comités de recrutement où siègent chefs de villages, autorités préfectorales, associations de transporteurs et associations de jeunes et de femmes.

L’objectif étant de faire en sorte que 70% de l’emploi soit occupé par des ressortissants de la région administrative de Thiès, qui accueille le projet.

Si l’on y ajoute un système d’extraction, de détention, de circulation, de traitement, de transformation sans utilisation de produit chimique, selon les promoteurs, ainsi que des avantages sociaux présentés sous formes de routes, d’infrastructures sanitaires et scolaires pour les habitants des zones qui subissent directement l’impact de l’exploitation du sable titanifère, « en plus de 32 à 35% de sous-traitance nationale », ce projet n’est pas extraordinaire mais peut être présenté comme une « exception » notamment dans la contrepartie financière et par rapport aux autres conventions dans le secteur.