SudQuotidien-Par Malick Ndaw, 6 Novembre 2012

http://fr.allafrica.com/stories/201211070022.html

La 2e édition du Salon international des mines au Sénégal (SIM Sénégal) qui s’ouvre ce mardi 6 novembre à Dakar se tient dans un contexte plutôt « miné » pour les compagnies minières. En plus de travailler à la révision des conventions minières, l’Etat sénégalais, à travers le fisc, leur tombe dessus tandis que les populations des zones minières réclament un meilleur traitement de leur part.

Me Ousmane Ngom, alors ministre de l’Industrie et des mines, s’enorgueillissait d’un montant de « 1940 milliards de FCfa investis dans le secteur minier national depuis 2003 ». C’était en avril 2010 lors de la cérémonie d’ouverture de la première édition du SIM (Salon international des mines). Lui, comme son successeur actuel dans ce département, Ali Ngouye Ndiaye, ne sont en mesure de prouver de retombées de l’exploitation des ressources du sous-sol national dans l’Economie. En réalité, l’opacité qui a toujours entouré les conventions minières signées entre l’Etat et les compagnies est de nature à faire douter de tous ces chiffres avancés par les autorités de l’époque. Celles en charge aujourd’hui, ont à coeur, semble-t-il, d’en connaitre davantage et de remonter à la surface les nombreuses concessions minières accordées par le Sénégal à des compagnies internationales ainsi que les conditions d’octroi.

Une commission chargée de travailler sur la question a déjà été mise en place par un arrêté ministériel en date du 22 Août 2012. De même, une révision du cadre législatif du secteur est en cours avec l’appui de la banque. Ce qui devrait aboutir à l’élaboration d’un nouveau document de politique minière, d’un nouveau code minier et d’un nouveau type de conventions minières. Et dans le jeu de la transparence, le Sénégal s’est engagé à adhérer à l’ITIE(Initiative pour la transparence des industries extractives). Celle-ci vise une meilleure transparence par la publication des paiements des taxes et impôts des sociétés opérant dans le secteur minier et la divulgation par les organisations gouvernementales des recettes provenant de ces sociétés