Lundi 28 octobre 2013, Par Aly Sagne

La société civile sénégalaise n’a pas perdu du temps pour accompagner la décision du Secrétariat International de l’ITIE qui a approuvé la candidature du Sénégal le 17 octobre 2013 à Abidjan.

Ouverture atelier -Thiès

Ouverture atelier -Thiès

En effet, la Coalition Nationale des OSC sur la gouvernance des ressources minérales du Sénégal est sur le pied d’œuvre depuis le samedi 26 octobre 2013, à travers l’organisation d’une série d’ateliers régionaux sur processus ITIE, en partenariat avec le Programme USAID/PGP.

L’objectif général  de ces ateliers est de ’’favoriser un échange entre les différents acteurs (Etat, Compagnies minières, Populations) sur la réalité de l’exploitation minière et les attentes sociales au niveau de chaque zone sur des cas de succès, de connaissance de bonnes pratiques par rapport à l’exploitation minière.’’

Ainsi, les ateliers de Thiès et Matam qui viennent d’être organisés respectivement les 26 et 28 octobre ont réuni une trentaine de participants représentants des institutions publiques, des entreprises extractives et de la société civile.

Ouverture atelier Matam

Ouverture atelier Matam

Les coordinations régionales de la Coalition ont profité de cette opportunité pour mobiliser les acteurs locaux parmi lesquels les communautés minières de Mboro, Diogo, Lam Lam et Ndéndory afin d’assurer leur participation et leur implication effective dans la préparation et la mise œuvre des prochaines étapes.

Ces communautés minières ont toutefois exprimés des préoccupations communes autour des questions essentielles suivantes :

  • La transparence,
  • Les  impacts négatifs de l’exploitation minière sur l’environnement,
  • Les retombées économiques et sociales,
  • L’emploi et la formation des jeunes,
  • La disponibilité et la fiabilité des informations qui seront publié dans les rapports ITIE,
  • Et enfin la participation des populations affectées au processus ITIE.

Sur ce dernier point, le facilitateur des ateliers (Aly Sagne lui-même) a tenu à rassurer ces communautés qui, dira-t-il, sont fortement attendues pour imprimer une touche nationale et locale à la mise en œuvre de l’ITIE, et le Comité National ITIE a également le devoir de les impliquer.

’L’ITIE n’aura de sens que si elle permet d’atténuer les risques sociaux et environnementaux, et d’accroître les retombées économiques et financières sur l’économie nationale et les communautés minières de Matam, thiès et Kédougou’’

Par ailleurs, les organisateurs et les participants ont cependant déploré l’absence des chefs de services régionaux des Mines aux ateliers de Thiès et de Matam.

Enfin, la mission est en route vers Kédougou, ou elle organisera également le même genre d’atelier le jeudi 30 octobre.