Dimanche, le 04 janvier 2015

Le Sénégal a demandé et obtenu en octobre 2013, le statut de « pays candidat » à l’initiative pour la Transparence dans les industries extractives ; ce qui l’engage à publier régulièrement toutes les recettes tirées de l’exploitation des industries extractives et les paiements versés à l’Etat par les sociétés parties prenantes dans le périmètre.

Atelier présidé par le Gouverneur de la région de Thiès en présence du Maire, du Président du Conseil Départemental,du Président de Comité National ITIE et des Déutés de la région

Atelier présidé par le Gouverneur de la région de Thiès en présence du Maire, du Président du Conseil Départemental,du Président de Comité National ITIE et des Déutés de la région

Depuis plusieurs mois, le comité national chargé de superviser la mise en œuvre de la Norme ITIE a engagé un dialogue ouvert, avec l’ensemble des parties prenantes afin de les sensibiliser sur les bénéfices de cette initiative et de renforcer leurs capacités. Au Sénégal, les communautés et leurs représentants (les élus)  ont plusieurs fois interpellé, par le passé, le ministre en charge des mines sur les préparatifs du dossier de candidature à l’ITIE et sur la contribution du secteur des mines dans l’économie nationale. C’est pourquoi, leur implication dans la mise en œuvre est un impératif qui se justifie à plus d’un titre.

Les participants- ici Boubacar Tamba/membre du GMP

Les participants- ici Boubacar Tamba/membre du GMP

Les communautés et les élus ont besoin d’informations solides sur les revenus générés par les secteurs minier, pétrolier et gazier, afin de contrôler si ces ressources sont bien gérées dans l’intérêt du public, et de comprendre les facteurs qui influent sur ces revenus. Lorsqu’elle est bien mise en œuvre, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) peut fournir ce type d’information aux communautés et à leurs représentants  ainsi qu’au grand public, et servir de catalyseur pour l’amélioration du recouvrement des recettes et la réforme du secteur.

La transparence est donc un élément essentiel pour influencer la gouvernance du secteur et atténuer les tensions entre populations et les compagnies extractives.

La région de Thiès est une des principales régions minières du Sénégal. Elle abrite à ce jour le plus grand projet minier opéré par la société Grande Côte Opérations (GCO), en production depuis avril 2014, et qui devrait placer le Sénégal au rang de 3ème producteur mondial de zircon.

Parallèlement, nous avons l’exploitation de deux grandes mines de phosphate à Taiba et Lam-Lam toujours dans cette Région. L’exploitation de ces gisements de phosphate a contribué au succès de l’économie sénégalaise, depuis plusieurs décennies par le biais des Industries Chimiques du Sénégal (ICS). Les réserves en phosphate du Sénégal sont évaluées entre cinq cent (500) millions à un (01) milliard de tonnes, ce qui pourrait le placer dans le « top-ten » mondial des pays producteurs dans les années à venir.

Dans le secteur de la cimenterie et des carrières, la région de Thiès occupe également une place importante. En effet, outre l’implantation de sociétés telles que les Ciments du Sahel et de Dangote SA, on note le développement de grosses carrières dans les zones de Diack, de Bandia, de Ngoudiane, pour ne citer que ceux-là. Ce riche tableau justifie donc amplement la pertinence du choix de Thiès pour abriter le premier  atelier décentralisé du comité ITIE qui vise entre autre à favoriser l’appropriation par les acteurs à la base.

C’est ainsi que pour faciliter l’implication des populations locales et des élus dans le processus ITIE, le comité national en partenariat avec la Coalition des OSC Organisations de la société civile pour la gouvernance des ressources minérales, organise le 23 Décembre à Thiès un atelier de sensibilisation sur l’ITIE avec les parties prenantes au niveau de la région.

L’atelier qui s’est déroulé le mardi 23 décembre 2014 avait pour objectif général de sensibiliser les communautés sur  l’ITIE et la gouvernance des industries extractives afin d’assurer une bonne information des citoyens, et des communautés au niveau décentralisé.

Ont participé à cette rencontre, toutes les parties prenantes du secteur : les autorités administratives et locales, les compagnies minières, les représentants des communautés dont des leaders religieux, des chefs de villages, des responsables d’organisations communautaires, la presse, etc.