Archive for avril, 2017


20/04/2017

https://www.afdb.org/fr/news-and-events/the-board-of-directors-of-the-african-development-bank-authorizes-more-thorough-investigations-on-sendou-coal-fired-power-plant-16936/

femmes transformatricesLe Conseil d’administration du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé l’évaluation de la recevabilité à une vérification de la conformité  du projet de construction d’une centrale à charbon de 125 MW dans le village de Bargny Minam au Sénégal, financé par la Banque. En approuvant ce rapport, le Conseil d’administration a également autorisé que les experts du Mécanisme indépendant d’inspection  poursuivent  des recherches plus approfondies  pour clarifier les problèmes soulevés par les plaintes de deux groupes de plaignants au nom des membres durement touchés des communautés de Bargny au Sénégal.

Les deux groupes ont soulevé 8 questions similaires, dont : l’option politique gouvernementale jugée non viable consistant à utiliser des centrales électriques à charbon au Sénégal ; le choix du site d’accueil du projet en violation du Code national de l’environnement ; la vulnérabilité accrue des communautés exposées à la pollution de l’air et la perturbation éventuelle de leurs moyens de subsistance en raison de la proximité de la centrale à charbon de la ville et son impact négatif sur un site du patrimoine historique du pays. Ces groupes ont également mis en évidence des risques sanitaires imminents dus à la pollution de l’air imputable aux particules émises par la centrale de Sendou ; la vulnérabilité accrue de la communauté face à l’érosion côtière ; l’insuffisance des consultations publiques avec les personnes affectées par le projet (PAPs) et le non-respect des normes environnementales, sociales et des droits de la personne de la BAD. Ils pointent notamment du doigt l’absence d’un Plan d’action pour la réinstallation (PAR) visant à atténuer les impacts sociaux négatifs du projet.

Après avoir enregistré ces plaintes, la Banque s’est rendu compte qu’il était impératif de mettre en place des mesures d’atténuation suffisantes avant que la centrale ne devienne opérationnelle d’ici la fin de 2017, étant donné que la non-conformité avec la politique en matière de déplacement involontaire des populations, la gestion intégrée des ressources en eau et les procédures en matière d’études environnementales pour les opérations du secteur privé nuiraient aux communautés concernées. Les problèmes identifiés dus au non-respect des politiques de la BAD incluent notamment (a) l’ébranlement des moyens de subsistance de plus de 1000 femmes et autres travailleurs saisonniers et temporaires dont les activités de séchage et de conditionnement des poissons sont informelles ; (b) la reprise sans compensation par le gouvernement des parcelles attribuées aux résidents ; les risques sanitaires imminents dus à la pollution de l’air imputable à la centrale de Sendou ; (c) le risque de pollution des eaux de surface et souterraines ; (d) l’insuffisance des consultations publiques avec les personnes affectées par le projet (PAP).

Le projet a été approuvé par le Conseil d’administration en 2009 pour un montant de 206 millions d’euros, que la Banque cofinance avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et la Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden N.V. (FMO). Le financement de la BAD comprend un prêt privilégié de 55 millions d’euros et un prêt supplémentaire de 5 millions d’euros.

Le projet a été conçu sur la base de contrat de type  « construire, posséder et exploiter » et vise à produire jusqu’à 40 % de l’énergie électrique du Sénégal, un pays qui tire actuellement son électricité de centrales électriques alimentées au diesel. Le gouvernement du Sénégal (GDS) a défini une stratégie visant à diversifier et à augmenter sa capacité domestique de production d’énergie électrique en intégrant des énergies renouvelables à sa puissance de base thermique conventionnelle. Ce sera la première centrale à charbon du Sénégal.

Le charbon sera importé par voie maritime  et déchargé au port de Dakar d’où il sera acheminé par camions au site de stockage de charbon de la centrale. Le projet vise à produire au moins 925 GWh d’électricité par an. L’énergie électrique alimentera le réseau interconnecté national de la SENELEC, la Société d’électricité publique  du Sénégal. Le projet comprend l’aménagement, la conception, l’acquisition, la construction, l’exploitation et l’entretien de la centrale électrique à charbon sur un site de 22 hectares. La production d’électricité pourra passer subséquemment à 250 MW grâce à un projet de deuxième phase dont les préparatifs n’ont pas encore commencé. Le projet prévoit la construction d’une ligne de transmission de 225 kV sur 1,6 km et un poste d’interconnexion associé pour relier  la centrale à SENELEC.

Il convient de rappeler que le projet se situe à environ 600 mètres de l’océan Atlantique et près de deux communautés, la ville de Bargny, située à 2 km au nord-ouest et un village de pêcheurs de 600 habitants, Minam, au sud.

 

20/04/2017

https://www.afdb.org/en/news-and-events/the-board-of-directors-of-the-african-development-bank-authorizes-more-thorough-investigations-on-sendou-coal-fired-power-plant-16936/

The Board of Directors of the African Development Bank Group (AfDB) has approved the eligibility assessment for compliance review of the Bank-financed construction of a 125 MW Coal Sendou Power Plant Project in the village of Bargny Minam in Senegal.

By approving the project, the Board has also authorized that Independent Review Mechanism experts carry out further investigations to clarify issues raised in the complaints by two groups of complainants on behalf of adversely affected members of the communities in Bargny, Senegal.

Both groups raised 8 similar issues including, unviable government policy option to use coal-fired power plant for Senegal; the selection of the project site in violation of the National Code of the Environment; increased vulnerability of communities to air pollution and potential disruption of livelihoods because of the proximity of the coal power plant to the town and adverse impact of the coal power plant on an historic heritage site. The groups also highlighted imminent health risks from air pollution due to emissions from Sendou plant; increased vulnerability of the community due to coastal erosion; inadequate public consultations with people affected by the project (PAPs) and breach of AfDB’s environmental, social and human rights standards. In particular, no Resettlement Action Plan was prepared to mitigate the project’s negative social impacts.

Following registration of complaints, the Bank realized that adequate mitigation measures should be put in place before the plant becomes operational by the end of 2017, since, non-compliance with the Involuntary resettlement policy, Integrated water resources management and the Environmental review procedures for the private sector operations, would harm the related communities. Issues identified as a result of non-compliance with Bank policies, comprise among others (a) disruption of livelihoods of over 1000 women and other seasonal and temporary workers who have informal business of drying and packaging fish; (b) plots assigned to residents retaken by Government without compensation; imminent health risks from air pollution of Sendou plant; (c) risk of pollution of surface and ground water; (d) inadequate public consultations with PAPs.

The project was approved by the Board in 2009 to the tune of Euros 206 million, which the Bank co-finances with the Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) and the Nederlandse Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden N.V. (FMO). AfDB’s financing comprises a senior loan of 55 million Euros, and a supplementary loan of 5 million Euros.

The project is being developed on a “build, own, and operate” basis and targets to supply up to 40% of Senegal’s electricity which currently derives 80% of its electricity from diesel-fueled power generation. The Government of Senegal (GOS) has outlined a strategy for diversifying and increasing domestic power generation capacity with a combination of conventional thermal base load and renewable energy. It is the first coal-fired plant in Senegal.

The coal will be imported via sea and unloaded at Dakar harbor from where it will be transported by trucks to the coal storage site on the plant. The project aims at producing at least 925 GWh of electricity a year. The power will be delivered to the national interconnected grid system of SENELEC, Senegal’s public electricity utility company. The project includes the development, design, procurement, construction, operation and maintenance the coal-fired power plant on a 22 hectare-site. Power production can be expanded to 250 MW through a second phase project, for which project preparation have not yet started. The project will also build a 1.6 km 225 kV transmission line and associated switchyard to connect the plant to SENELEC.

It may be recalled that the project is located about 600 meters away from the Atlantic Ocean and near two communities, the town of Bargny located at 2 km north-west and a fishing village, Minam, with 600 inhabitants to the south.